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Patrimoine 

Histoire

L'île aujourd'hui


Saint Barthélemy, découverte par Christophe Colomb :




Découverte par Christophe Colomb au cours de son second voyage, en novembre 1493 et baptisée d’après son frère Bartholomeo, la « Ouanalao »  caraïbe, déserte et sans aucun potentiel agricole et aurifère ne sera  occupée  véritablement qu’en 1648  par les 60 colons français menés par Jacques Gentes (ou Le gendre), sur ordre du Gouverneur Longvilliers De Poincy (St Christophe). De la compagnie de St Christophe, elle sera cédée  aux chevaliers de l’Ordre de Malte pour échapper aux menaces espagnoles, et le restera jusqu’au massacre sanglant des Caraïbes en 1656. L’île est abandonnée jusqu’en 1665 quand elle est alors  cédée  à la compagnie des Isles. Sa rade aujourd’hui mondialement renommée, aiguise déjà les convoitises stratégiques. La Compagnie de St-Christophe (St Kitts) établit en 1674 une  nouvelle colonie française. Occupation qui apportera à l’île  une prospérité dépassant toute espérance, nourrie des butins arrachés aux galions espagnols. Cette prospérité sera  parfaite  durant l ‘époque de la révolution américaine, les corsaires opérant dans le carénage sous couvert de « Lettres de marques », contre les navires britanniques.  Un climat qui poussera d’ailleurs  ces marchands anglais à faire pression auprès du roi pour  terminer cette guerre.
Suivant les vagues économiques, l’activité de l’île décline en cette fin de guerre.
Un échange heureux de droits d’entrepôts dans le port de Göteborg en Suède et l’île de Saint-Barthèlemy offerte en contrepartie par la France ramènera  un certain bien-être au rocher.

L’île se dote de trois Forts : Gustaf, Octave, Karl, et d’un hôtel de ville. En l’honneur du roi Gustaf III Carénage se nomme désormais Gustavia. On pave les rues. La population totalise en 1800, 6000 habitants. En 1785 la Suède fait de Saint Barthèlemy un port franc. Statut d’époque et d’actualité. L’île vit une année noire 1801/1802, durant une occupation britannique qui laissera de cuisantes traces. Elle se fera remarquer à nouveau  durant la guerre de 1812 dans les batailles où s’affrontent corsaires britanniques et américains.

Après  cette épopée de guerres et de batailles multiples, bénéficiant toujours  de cette gérance Scandinave,  l’île vit d’autres supplices. Naturels, avec incendies (notamment 1852, la  plus grande partie de Gustavia est détruite), épidémies, et ouragans qui causeront  également de grands fracas.
L’île redevient française par référendum, à 351 voix  (des grands électeurs) contre 1. Son économie s’est pratiquement affaissée. L’échange de drapeaux s’effectue le 16 mars 1878.
L’absence  de ressources naturelles condamne d’avance toute industrie mais ne désarmera pas la population, qui saura au fil du temps aller chercher ailleurs refuge ou  travail (1890/1900 et vers 1920 à Saint Thomas, île vierge nouvelle plaque commerciale de la région caribéenne). Sa population est reconnue pour être  de grande moralité, spirituelle et travailleuse.
S’aidant de sa plate forme  de 250 km2 qui garantit une excellente pêche, l’île exporte du poisson, du sel et des travaux de paille.

Rattachée au département français de la Guadeloupe, en tant que commune, à l’occasion de la départementalisation (1946),  Saint Barthèlemy est devenue le 22 février 2007 une Collectivité d’Outre-Mer (COM). Un nouveau statut qui lui permet désormais  une gestion administrative directe,  à l’aide des outils dont est dotée l’île : son Conseil territorial, son Président et son Conseil exécutif.

Sa population de 2491 habitants en 1974 et 6848 habitants en 1990 a intégré une population d’origines nouvelles mais demeure jugulée par les capacités volontairement restreintes  des infrastructures locales. Avec ses quelques 250 00 visiteurs par an, et du haut  de ses collines (point culminant à 286 m), habillées de tendres vallées, ourlées de franges sablonneuses, l’île poursuit dans sa simplicité habituelle et à l’écoute de sa ténacité, sa bataille engagée pour une valorisation de son patrimoine, le respect de sa qualité de vie exceptionnelle, qui fait la fierté de ses habitants et  la joie de ses visiteurs.





Saint Barthélemy, terre suédoise :
Par le traité du 1er juin 1784 avec le roi de Suède, l'île Saint Barthélemy a été échangée contre un droit d'accès pour les navires français au port et entrepôts de Göteborg.

Saint Barthélemy, rétrocédée à la France :
Un siècle plus tard, par un traité en date du 10 août 1877, Saint Barthélemy est rétrocédée à la France et rattachée à la Guadeloupe. Ce traité garantit le maintien du statut de port franc et est approuvée par la population de Saint Barthélemy consultée par référendum.

De la rétrocession de l'île à une époque très récente, l'administration française et les services publics ont été quasi-absents de Saint-Barthélemy, laissant ses habitants s'administrer eux-mêmes (voir le rapport parlementaire de M. François SENERS, Sénateur, décembre 1999).

L'absence de ressources naturelles condamne d'avance toute industrie mais ne désarmera pas la population qui saura au fil du temps aller chercher refuge ou travail ailleurs (à Saint-Thomas notamment, nouvelle plaque commerciale de la région caribéenne). Sa population est reconnue pour être de grande moralité, spirituelle et travailleuse. L'île exporte du poisson, du sel et des travaux de paille.


© Collectivité de St Barthelemy - St Barthélemy l'île par excelence
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